jeudi 30 août 2007
Supernatural : Interview promo saison 3
Oui, comme vous aurez pu le constater en lisant mon bilan de la saison2 , j'ai retrouvé toute confiance en Supernatural. Comme quoi, tout est possible. Je n'irai pas jusqu'à dire que l'attente sera insoutenable jusqu'au 4 octobre, date de lancement de la saison 3, mais tout de même. Ca fera plaisir de retrouver un petit épisode divertissant semaine après semaine. En guise d'attente, voici une vidéo d'une interview d'Eric Kripke, créateur de la série, et de Jensen Ackles qui joue le rôle de Dean. Celle-ci provient du ComicCon, un salon qui s'est déroulé il y a peu à San Diego. Ils évoquent tous les deux la saison 3 et ce qu'il va s'y passer. Comme on pouvait s'y attendre, celle-ci sera centrée sur la guerre que l'on annonce à la toute fin de la saison 2 suite à l'ouverture des portes de l'enfer. Tous ces monstres libérés un peu partout, ça promet de belles échaffourées. Espérons qu'il y aura tout de même un bon fil rouge derrière et que l'on n'aura pas une suite d'affrontements sans lien. Ils évoquent également le fait que Dean devra gérer qu'il ne lui reste qu'un an à vivre. C'est sûr, on ne vit plus de la même manière et on fait des choses que l'on aurait jamais faites sinon. Surtout qu'il ne peut rien faire pour lever cette épée de Damocles au-dessus de lui sous peine de renvoyer Sam dans le royaume des morts. Se laisser mourir ou vivre sans son frère ? Un choix cornélien qui sera intéressant à suivre. La saison 3 verra également son casting renforcé par une touche féminine. Intéressant. Voilà en gros les grandes lignes de l'interview. Je ne sais pas encore si je me lancerai dans les reviews de cette saison 3. Peut-être si on me le demande et que des gens sont intéressés. A voir.
mardi 28 août 2007
The Kill Point 1.04 Pro Patria
Douce musique d'ambiance pour accompagner les premières secondes de l'épisode. Un peu à la Lost. Une ambiance qui ne cadre pas trop avec celle que l'on attend de The Kill Point. Ayant encore en tête l'épisode précédent et son manque de rythme, la peur de voir la série retomber dans les mêmes travers est bien présente. Pourtant, il ne faudra pas attendre longtemps avant d'être rassuré. Un coup de feu. Un coup perdu. Non, ce n'est pas Ashley qui est touchée mais une autre jeune fille. Ce qui n'empêche pas Ashley de se faire remarquer en hurlant comme une furie. Panique. Hurlements. Confusion. Toujours dans son souci de préserver ses otages, Wolf réclame de suite à Cali une ambulance car la jeune fille est gravement touchée au visage. Non, Wolf n'est pas ici pour faire du mal aux gens mais pour faire passer un message. Un message de colère envers le gouvernement et cette satanée guerre en Irak. La question est maintenant de savoir : était-ce là la bonne manière de procéder ? Le doute est en tout cas présent et envahit l'esprit de Mouse. Après avoir fait tant de mal aux gens en Irak, est-ce la bonne solution d'en faire maintenant à ces pauvres innocents présents dans la banque? Oui, ce sont des pertes "utiles" dans le sens où elles servent une bonne cause selon eux. L'absence de tout dommage collatéral est quasi impossible dans ce genre de situation. Mais est-ce là bien nécessaire?
Cet incident incontrôlé change en tout cas la situation et la perception de Cali au sujet de Wolf. Ce manque de contrôle de Wolf, il ne peut l'accepter dans une situation aussi dramatique que celle-ci. D'autant plus que Rabbit commence à faire entendre sa voix et à discuter les choix de Wolf. Une possible anarchie naissante au sein même du groupe que Cali ne peut se permettre. La situation pourrait entraîner des dérapages. Des dérapages synonymes de victimes. C'est à lui qu'incombe le rôle de limiter celles-ci. Et c'est sur lui que tout retombera en cas de faux pas. Ile le sait. Changement de tactique dès lors. Cali décide de passer à l'offensive. De deux maux, on choisit le moindre.
Tout une équipe de SWAT se préparant à l'assaut, ça ne passe pas inaperçu. S'en étant aperçu, Wolf a tout intérêt à calmer le jeu et à éviter cet attaque. Une attaque qui ne ferait qu'induire des victimes et qui ne l'arrangerait en rien. Petite discussion en tête à tête avec Cali à l'extérieur. Le genre de scène qui nous avait manqué lors de l'épisode précédent. Heureusement, on a maintenant viré le FBI dont on entend même plus parler du tout. La négociation classique : pas d'attaque si tu relâches non pas un mais deux otages. Petit à petit, Cali continue son plan astucieux d'extraire les otages un à un en douceur. Une douceur un peu moins présente lors de sa discussion avec Wolf, celui-ci l'accusant d'être passé négociateur car il ne pouvait pas justifier certains de ses actes lorsqu'il était sur le terrain. On touche ici à un aspect dont j'avais parlé lors du pilote : Cali ne doit pas avoir un passé toujours clair. Celui-ci va-t-il refaire surface à un moment donné et avoir une influence ?
Wolf a donc tout intérêt à calmer les ardeurs de Cali et à faire durer les choses. Patienter jusqu'à une aide extérieure. Laquelle ? Deux options : celle de ses anciens coéquipiers ou celle de Beck. Ses anciens équipiers sont toujours en train de se mettre en place. C'est donc Beck qui fait jouer ses relations dans cet épisode. C'est fou comme avec de l'argent, on peut faire avancer les choses vite. Très vite. En très peu de temps, nous voilà avec un membre des SWAT qui trahit ses collègues. Une trahison qui n'a rien de révolutionnaire. Du déjà-vu mais c'est tout de même plaisant à suivre. J'ai vraiment cru que le traître allait se suicider lorsqu'il avait son flingue dans la bouche. Mais non, ils n'ont pas osé. Dommage. Il faudra en tout cas trouver un autre plan d'évasion pour Wolf.
Le sniper que Beck avait engagé lors de l'épisode précédent et qui s'était fait tuer par les anciens collègues de Wolf est retrouvé par les membres des SWAT. Un corps bien vite identifié et qui ne tarde pas à mettre la puce à l'oreille à Cali. Qui serait assez puissant et riche pour une telle action ? Beck bien évidemment. Et qui en sait sûrement plus qu'il ne le dit à ce propos ? Teddy Sabian bien sûr. Du coup, interrogatoire assez musclé. Enfin, musclé verbalement. Le coup du cocktail cubain était excellent bien que vraiment dégoûtant à imaginer. Pas aussi extrême qu'un Jack Bauer dans ses méthodes le Cali. Pourtant, après avoir tenu, Sabian avoue finalement qu'il a mis Wolf en contact avec Beck. Sabian me fait un peu penser au gros peureux dans Jurassic Park. Enfin soit, ce n'est pas le sujet.
Une première défaite pour Wolf. Un échec que Cali va lui laisser le temps de ressasser. Un Cali qui sera plus libre que jamais à présent. Après s'être débarassé du FBI, voilà que son chef doit quitter le terrain pour s'occuper de l'arrestation de Beck. Car oui, Beck va voir à quoi ressemble les murs d'une prison. Normal après avoir agi comme cela dans le dos de la police.
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Au final, un épisode qui retrouve l'intensité du pilote. Ouf. Pas un instant de répit et on ne s'ennuie à aucun moment. Une intrigue toujours aussi efficace même si loin d'être revolutionnaire et follement originale. On retrouve la confrontation Cali/Wolf qui manquait tant dans l'épisode précédent et qui est l'un des attraits de la série. Après deux épisodes de repérage, les anciens coéquipiers de Wolf ont enfin trouvé le moyen de passer à l'action. Quel est-il ? Vivement l'épisode suivant !
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lundi 27 août 2007
Brothers and Sisters : 1.10 Light the lights
Diffusion originale : 10/12/2006
Chaîne : ABC
Audience : 10,47 millions
Titre français : "La fête des lumières"
Noël au mois d'août, ça fait toujours un peu bizarre. Pourtant, cette année, ça ne choque pas. Merci l'été pourri. Autant donc se plonger dans l'ambiance magique des fêtes de fin d'année. B&S nous offre ce privilège. Ca, c'est gentil.
Après deux épisodes assez chargés en émotion, voici un épisode plus léger qui fleure bon l'ambiance de Noël. Une légèreté qui point le bout de son nez dès la première scène avec Cooper qui chante. Excellent. Cet épisode est aussi l'occasion de nous rappeler qu'il est parfois difficile de trouver des réponses aux interrogations des enfants. Paige se demande pourquoi ils fêtent Noël et non pas Hanouka. Nora étant juive, Sarah doit l'être également et par la même Paige aussi. Oui, quelle logique implacable un enfant. Le petit regard de Joe à Sarah était excellent, voulant dire "Vas-y, démerde toi maintenant pour lui expliquer ça". Tout aussi drôle, Nora qui part dans des explications métaphysiques pour tenter de faire comprendre à Paige le pourquoi du comment. On a donc droit à pas mal de scènes faisant intervenir Paige dans cet épisode et c'est tant mieux car je l'aime bien. Oui, B&S peut se vanter de ne pas avoir d'enfants énervants dans son casting jusqu'à maintenant. Quoique, il y a Gabe...Enfin, ce n'est pas qu'il soit énervant, c'est juste qu'il est inutile.
Il y a un point que j'avais oublié de soulever lors de l'épisode précédent : la relation Kitty/Warren. Disputes, mensonges, trahison. Oui, il y a eu tout ça lors de l'épisode 7. Mais jamais, on a vu clairement que c'était là la fin de leur possible relation. On les retrouve depuis comme si rien de tout ça ne s'était passé. Un petit manque de transition. On sent en tout cas toujours une certaine sympathie et un certain respect entre les deux. D'un côté, Warren la soutient et promet qu'il quittera l'émission si elle est virée après ses aveux sur son manque d'intégrité lors de l'épisode précédent. Oui, si elle n'est plus là, il n'aura plus personne à critiquer. C'est qu'ils aiment se taquiner ces deux là. De l'autre côté, Kitty ne veut pas poignarder dans le dos Warren et accepter l'émission qu'on lui offre. Une émission qui évincerait d'office Warren. On peut quand même se demander si sa réaction aurait été la même si elle n'avait pas reçu l'offre du sénateur. Car oui, elle a sans aucun doute déjà son esprit là-bas. Warren le devine d'ailleurs tout seul. Une inspiration divine ?
Injustice. C'est un peu le sentiment que Justin et Kevin devaient resentir à l'issue du verdict au tribunal. Après avoir plaidé et mis en avant des circonstances tout à fait pertinentes, rien n'y a fait. Pourtant, la juge semblait elle-même convaincue qu'elle devait donner raison à Justin. Non, on ne peut pas lutter contre l'armée et le gouvernement. C'est ce que l'on croit jusqu'à ce qu'un militaire vienne les trouver à la sortie du tribunal. Un militaire qui allait forcément avoir son rôle à jouer vu le nombre de plans qu'on avait fait sur lui lors du procès. Six mois. Voilà ce qu'il lui accorde. Le double de ce qu'il avait demandé. Un vrai miracle qui tombe un peu du ciel. Un peu trop gros à mon goût. Au moins, il devra quand même se présenter un jour. Il sera intéressant de voir comment il va gérer cela. J'ai en tout cas beaucoup aimé Kevin dans cet épisode. Dévoué, persévérant, ingénieux.
Alors que l'on pensait qu'Ojai était maintenant sauvé pour de bon, une nouvelle complication voit le jour : le terrain appartient pour un tiers à Holly. Vendre le terrain nécessite donc de vendre la part d'Holly. C'est pourquoi Sarah, Tommy et Saul veulent lui racheter sa part. Mais tant qu'à faire, pourquoi ne pas l'arnaquer et lui donner bien moins d'argent ? Cette idée est principalement le fruit de l'imagination de Sarah qui est véritablement celle qui montre le plus de rancoeur à l'égard de la maîtresse de son père. Le problème, c'est que lorsque l'on arnaque quelqu'un, il faut aller jusqu'au bout. Conseil valable pour toute mauvaise chose que l'on déciderait de faire. S'arrêter en plein milieu, c'est se mettre davantage dans le pétrin. Je n'ai d'ailleurs pas bien compris pourquoi ils décident tout à coup de devenir honnêtes. Soit. Il va falloir maintenant vivre avec Holly dans les alentours, celle-ci ayant demandé d'avoir des parts dans la société. Une situation qui risque d'être explosive. On se demande quand même ce que recherche Holly de cette situation. Est-elle vraiment motivée à travailler pour la société ? La visite de Nora à Holly était assez inattendue. En voyant ce que William lui a légué, elle prend conscience qu'il était réellement amoureux de deux femmes en même temps et qu'il ne se foutait d'aucune d'elles. Elle est quand même fort compréhensive car, à sa place, jamais je n'aurais pu aller pardonner à Holly. Je pense pourtant que ses paroles étaient honnêtes et qu'elles n'avaient pas pour unique but de faire changer d'avis Holly à propos de sa part du terrain.
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Au final, un épisode plus léger qui fait du bien et qui est tout à fait propice à la période de Noël. Kitty va définitivement quitter son poste actuel et s'engager dans un tout autre environnement de travail tandis que l'ambiance à Ojai risque d'être mouvementée dans les semaines à venir avec l'arrivée d'Holly.
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dimanche 26 août 2007
Brothers and Sisters : 1.09 Mistakes were made (2/2)
Diffusion originale : 19/11/2006
Chaîne : ABC
Audience : 13,2 millions
Titre français : "...Culpa"
Suite directe de l'épisode précédent, cet épisode continue de nous montrer les circonstances du départ à l'armée de Justin par l'intermédiaire de ses flash-back. Intéressant et instructif. Ca permet en tout cas de mieux comprendre les tensions régnant depuis le début de la série entre Kitty et sa mère. Marrant de voir qu'au final, après avoir tant accusé Kitty, Nora se prend elle-même comme responsable du départ de Justin. Mais comme il le dit lui-même, personne n'aurait pu le faire changer d'avis. C'était sa décision, son choix, sa vie. Peut-être était-ce là une erreur mais si tel est le cas, il avait besoin de la faire. Notre vie est façonnée par les choix que l'on fait, qu'ils soient bons ou mauvais. Voilà en tout cas qui devrait annihiler les tensions entre Kitty et Nora.
Ces tensions entre Kitty et Nora existent depuis le début. Certes. Mais c'est pourtant avec Kitty que Nora a le plus de discussions. C'est à elle qu'elle confie le plus ses pensées, ses états d'âme. Normal me direz-vous, c'est la seule à vivre sous le même toit. Oui. Mais sous cette vieille rancoeur récurrente, on sent qu'il y a un amour véritable. Leur discussion assises par terre était très touchante. Et c'est vrai qu'il est assez inhabituel de voir Nora craquer de la sorte, elle qui se montre toujours forte extérieurement. Même après la mort de son mari, on ne l'a jamais vraiment vu s'effondrer. Mais là, devoir revivre des semaines entières dans l'angoisse d'apprendre que son fils a été tué, apeurée de chaque coup de téléphone, impuissante chez elle sans savoir ce qu'il endure, c'en est trop. C'est un calvaire qu'elle n'est pas prête à revivre.
Ces moments difficiles, c'est un peu David qui en fait les frais. Nora est non seulement préoccupée par Justin mais ne se sent également pas encore prête à remplacer William. David est donc arrivé au mauvais moment mais on n'a de toute façon jamais senti un énorme amour entre eux. Ca restait une relation assez éloignée ressemblant davantage à de l'amitié. Il suffit de voir la réaction très calme et détachée de David quand Nora essaie d'insinuer subtilement qu'il est préférable qu'ils en restent là. Il ne semble pas réellement affecté. Mais c'est vrai que depuis le début, David a toujours été un personnage très posé, très calme. Sa réaction est donc tout à fait dans la lignée de son caractère. L'arc scénaristique incluant Treat Williams semble donc arrivé à sa fin et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses apparitions furent bien trop peu nombreuses et significatives. Un rôle somme toute assez peu important qui n'aura pas apporté grand chose à l'histoire. Son apparition fut plus un clin d'oeil de Greg Berlanti aux fans d'Everwood qu'autre chose. Son talent aurait mérité davantage mais ça m'a déjà fait énormément plaisir de le retrouver dans B&S.
Bye bye Treat Williams, bonjour Rob Lowe. Connu pour ses participations à la série "A la maison blanche" ou des films tels que "Austin Powers" ou "Contact", le voici qui intègre le casting de B&S. Un acteur vraiment sympathique à voir jouer qui a ici le rôle du sénateur Robert McCallister. On sent tout de suite un bon feeling entre lui et Kitty lors de leur discussion avant l'interview. Une sensation qui ne fait que se confirmer à la fin de l'épisode au travers de la proposition de travail qu'il fait à Kitty. Un fait assez rare à mon avis de se voir proposer un job aussi rapidement auprès d'une personne si importante. A croire qu'il ferait exprès qu'elle se fasse virer. Les petites magouilles de Kitty afin d'essayer d'obtenir une faveur pour Justin auprès du sénateur sont tout à fait compréhensibles. Malhonnêtes oui. Mais justifiées. Surtout que dans une situation normale, je ne vois pas en quoi elle devrait se sentir obligée d'interroger le sénateur au sujet de son divorce et sa vie privée. Il s'agit ici d'une émission de politique et ce genre de faits divers ne devrait pas y avoir sa place. Mais c'est sûr que faire des ragots, c'est faire de l'audimat. Par contre, son discours pour expliquer ses vraies motivations, ça c'était honnête. Un discours diablement bien construit et interprété de fort belle manière. Chapeau. A noter que sur ce coup là, Amber m'a un peu déçu. Une dénonciation sans preuve réelle qui fait d'elle une arriviste.
La touche humoristique de l'épisode nous vient de la petite virée de Kevin, Tommy et Sarah pour aller examiner un terrain que William avait acheté. La panne avec les "Et ça, c'est un cliché ?" ou bien Sarah qui se lâche totalement dans le bar avec tous les miliatires étaient très drôles. On ne l'avait encore jamais vue comme ça et ça fait plaisir après l'avoir vue nager depuis le début dans tous ses problèmes. Trouver un militaire gay justement parmi ceux présents dans le bar, c'est un peu exagéré mais c'était drôle aussi "Ah ben bravo, tu vas t'envoyer en l'air ce soir toi." "Non pas encore mais j'y travaille.". Tout cela pour finalement découvrir que la terre en question peut être revendue 30millions de dollars soit beaucoup plus que ce qui est nécessaire pour sauver l'entreprise de la faillite. Voilà l'affaire tournant autour des magouilles de William terminée. Restera le problème de Rebecca. Un problème qui va sans doute se propager petit à petit maintenant que Sarah a mis Kevin et Tommy au courant.
Parmi les affaires retrouvées dans le coffre à la banque, une lettre de William adressée à Nora. Une lettre qui sonne comme un mea culpa de sa part. Il s'excuse pour les erreurs qu'il a pu commettre au cours de sa vie et il n'envisage pas qu'il ait pu faire souffrir une femme comme Nora qu'il aimait tant. Des mots qui touchent beaucoup Nora, quoi de plus normal ? Mais on la voit rarement pleurer regrettant son mari. A noter que cet épisode était l'épisode Thanksgiving. B&S étant une série familiale, on aurait pu s'attendre à la grande réunion de famille habituelle mais B&S ne tombe pas dans cette facilité. On en verra à peine que quelques préparatifs. Un point commun à toutes ces scènes : la peur que Kitty fasse la cuisine.
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Au final, cet épisode conclut la petite parenthèse Justin/armée/11septembre en continuant de nous éclairer sur ce qui c'est passé par l'intermédiaire de ses flash-back. Parsemé lui aussi de scènes touchantes, il est très agréable à suivre. On en retiendra également le départ de Treat Williams et l'arrivée de Rob Lowe. L'affaire de l'argent détourné par William touche lui aussi à sa fin. Une parenthèse se ferme donc et une nouvelle semble prête à s'ouvrir. A suivre.
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Brothers and Sisters : 1.08 Mistakes were made (1/2)
Diffusion originale : 12/11/200
Chaîne : ABC
Audience : 13,1 millions
Titre français : "Mea..."
Les événements tragiques du 11 septembre est un sujet dont il est question dans de plus en plus de séries. Il avait déjà été abordé il y a de cela quelques épisodes dans Brothers and Sisters et le revoilà qui point le bout de son nez dans cet épisode. Un épisode qui utilise, pour la première fois si je ne m'abuse, des flash-back. Des flash-back d’autant plus intéressants pour nous autres Européens. Pour quelle raison ? Car cela nous permet de voir comment ce désastre a été vécu et perçu dans les foyers américains. Evidemment, pour nous aussi, cela fut une tragédie mais c’est quand même fort différent lorsqu’il ne s’agit pas de notre propre pays.
Tous les flash-back étaient très poignants, qu’il s’agisse de leurs airs abasourdis lorsqu’ils apprennent le crash du premier avion et qu’ils assistent en direct à celui du second, leurs inquiétudes à propos de Kitty et leurs retrouvailles avec elle, l’explication de Kitty à Justin de comment elle a vécu tout cela et la scène finale autour de la table lors de laquelle Justin annonce qu’il s’est engagé dans l’armée. Je retiendrai les deux dernières scènes.
Tout d’abord le discours de Kitty à Justin. Un discours très poignant et convaincant qui montre à quel point cet événement a pu choquer et marquer à vie, qui plus est lorsqu’on l’a vécu de tout près. Ca montre aussi toute l’inquiétude que l’on pouvait avoir de ne plus pouvoir vivre dans un monde sans danger. On ne sera plus jamais à l’abri d’un tel désastre et ce n’est pas facile de vivre avec cela. Une interprétation de Calista Flockhart qui était bonne et qui m’a juste posé quelques petits problèmes dans certaines intonations et mimiques. Par contre, on sentait bien toute l’émotion dans le regard de Justin. Cette discussion est peut-être celle qui a mis en tête à Justin l’idée de réagir et de faire quelque chose quand on voit à quel point l’histoire de Kitty le touche. Nora n’aurait donc peut-être pas totalement tort d’être fâchée envers Kitty à ce sujet. Un sujet très délicat que Nora n’oubliera jamais quand on voit comment elle réagit tout de suite violemment dans cet épisode envers Kitty quand celle-ci lui annonce qu’elle va aller parler à Justin. La dernière scène autour de la table montre à quel point cet événement a marqué les esprits et a été le centre de nombreuses conversations pendant longtemps. Chacun a son avis sur le sujet et réagit à sa manière. Justin, lui, a décidé de s’engager dans l’armée.
Ce passé tragique que Justin a vécu et qui l’a plongé dans sa dépression actuelle est en passe de devenir un futur également. Rappelé par l’armée, il risque bien de sombrer encore plus bas. Sauf que cette fois-ci, c’est contre son gré et il est hors de question qu’il y retourne. Il est prêt à tout pour ne pas revivre à nouveau cet enfer, même à s’enfuir au Mexique avec de faux papiers. Une réaction impulsive et irréfléchie mais tout à fait compréhensible. La phrase de Kitty n’est pas si bête « Il sera peut-être plus en sécurité en prison ». On pouvait en tout cas percevoir tout le désespoir de Justin lorsqu’il était quasiment en train de supplier Kevin de lui trouver une solution. Vraiment poignant. Justin n’avait en tout cas vraiment pas besoin de ça et après un sensible mieux, le voilà qui retombe dans tous ses travers : la drogue, l’infidélité et la perte de son job.
L’affaire du mot de passe. Voilà l’autre attrait de cet épisode. Pas tant pour sa découverte dont on aura les répercussions que dans l’épisode suivant sans doute. Non. Mais plutôt pour la révélation qu’il apporte : Rebecca était bien la fille de William et Holly. Une fille dont William n’a jamais su qu’elle était la sienne, Holly préférant lui cacher afin de préserver sa vie de famille. Au vu de son statut de maîtresse, Holly est un personnage que l’on devrait détester mais on n’y arrive pas. Elle n’était pas qu’une simple amourette de passage juste bonne à détruire un couple ou une famille. Non. Ce qu’elle vivait avec William, c’était une vraie relation passionnelle. Cacher ce secret à William est la preuve que c’est une personne réfléchie et bonne au fond d’elle. Pourtant, et c’est tout à fait compréhensible de leur part, elle se fait « agresser » par tous les membres de la famille Walker. Une situation difficile pour elle car elle essayait de faire du bien dans une situation où elle faisait inévitablement du mal. Là où j’ai plus de mal à comprendre, c’est comment William pouvait avoir cette double vie alors qu’il avait une famille vraiment très soudée qu’il aime beaucoup et à laquelle il n’avait rien à reprocher. Patricia Wettig est toujours irréprochable dans son interprétation en tout cas.
« Capri, c’est fini »…Ah non pardon. Scotty, c’est fini. Oui, cette fois-ci, il n’y aura pas de pardon. Au lieu de se donner une chance supplémentaire en se confondant en excuses, Kevin s’enfonce davantage encore. La scène au téléphone était très touchante et on sentait tout l’espoir de Kevin dans sa voix. L’espoir de rédemption. Scotty, même s’il est très attaché à Kevin, ne peut pas fermer les yeux sur son attitude et on a l’impression que c’est un peu à contrecoeur qu’il ne lui accorde pas ce pardon tant attendu. Scotty a en tout cas été un personnage toujours très correct et plaisant à suivre. Espérons le revoir un jour.
Treat Williams de retour pour toujours si peu de scènes mais des scènes amenant des situations comiques. C’est déjà ça. Le départ en catimini du lit de Nora était très drôle. Tout comme ses tentatives d’excuses auprès de Kitty. Revenir de bon matin bien habillée et sans aucune course à la main, ça le fait pas.
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Au final, un très bon épisode, poignant, empli d'émotions et instructif. Les flash-back au sujet du 11 septembre sont une très bonne idée et permettent de comprendre comment l'événement a été vécu et ses répercussions sur chacun. Des flash-back tout à fait en accord avec le présent et le rappel de Justin à l'armée. Bien combiné. Rebecca, la fille de William et Holly, ça risque d'avoir ses répercussions dans les épisodes suivants. Reste aussi à savoir ce que le mot de passe cachait.
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vendredi 24 août 2007
The Kill Point 1.03 No meringue
Après un premier épisode loin d'être révolutionnaire mais pourtant efficace, j'avoue avoir eu un peu plus de mal avec cet épisode. Tout du moins, dans la première partie de celui-ci. Explications.
Ca y est, comme prévu, le FBI prend les rennes de la situation et vient foutre la merde. La nouvelle personne en charge des négociations avec Wolf n'est autre qu'une femme, Ash. Une femme qui a de curieux airs de ressemblance avec Mischa Barton. Impossible de ne pas penser à elle quand on la voit. Ce n'est pas pour me déplaire. Pourtant, malgré sa plastique loin d'être repoussante, Cali ne peut pas la supporter. Et on le comprend bien quand on voit de quelle manière elle dirige les opérations. A croire qu'on la mise là pour nous faire défiler le festival des mauvaises idées. Ah non, c'est vrai, ce sont encore des magouilles dans les hautes sphères de la société qui ont fait qu'elle se trouve à cette place. Elle est quand même fort naïve de croire qu'elle peut donner des ordres à Wolf sans plus écouter ce qu'il dit ou désire en contrepartie. Le coup du bruit et du climatiseur n'avait aucun sens vu que ces hommes ont survécu à bien pire que ça en Irak comme le dit si bien Cali. Remarquez, à ce moment là, ce sont les otages que je plaignais car ça devait être pénible pour eux. Heureusement, Ash abandonne bien vite cette idée après les coups de téléphone de Wolf qui étaient à mourir de rire.
Connie. Le sosie de Miranda Bailey comme je le disais dans la review du pilote. Pas uniquement physiquement mais également dans son franc-parler. J'ai adoré la scène où elle parle d'Ash "Elle a un cul de mec. Ma main à couper qu'elle était à un jet de foutre d'être un mec. Dieu hésitait quand il l'a faite. Pile ou face...Et au dernier moment il s'est dit "Non, filez-lui des seins, on a fait trop de garçons aujourd'hui"". On ne la voit pas dans beaucoup de scènes mais chacune de ses apparitions est un plaisir. Elle est également là pour modérer la fougue de Cali quand c'est nécessaire même si elle a tout autant envie que lui de botter les fesses des gens du FBI.
A côté de toute la partie qui a pour but de nous montrer l'incompétence du FBI, on a la partie réellement intéressante de l'épisode à savoir les différens camps qui se mettent en place. D'un côté, les autres membres de l'unité de Wolf qui repèrent le terrain et de l'autre, Beck qui envoie un homme pour "sniper" Wolf. Malheureusement, celui-ci se fait repérer à la dernière minute par les hommes de Wolf. On a mal pour lui lorsqu'il se fait briser la nuque. Beck a voulu jouer avec le feu et il fait beaucoup moins le malin maintenant, se confondant en excuses devant Wolf. Beck reste quand même un inconscient qui ne pense qu'à ses intérêts personnels. De par son attitude égoïste, il met la vie de tous les autres otages en danger. Je pense qu'il va maintenant lui obéir aveuglément, il aurait trop peur de prendre des risques supplémentaires. Il sera donc intéressant de voir de quelle manière il pourra venir en aide à Wolf.
Wolf continue d'avoir un comportement qu'il n'est pas toujours facile de comprendre. Difficile de savoir s'il est réellement méchant ou s'il fait plutôt partie du clan des gentils même si je ne vois pas ce qui pourrait pardonner tous les actes qu'il est en train de commettre pour le moment. Toute la partie concernant le gâteau d'anniversaire était assez anecdotique mais permet encore une fois de faire passer Wolf pour quelqu'un d'humain. Mais je ne comprends pas bien où il veut en venir à chaque fois libérer un otage. Ce n'est pas dans son intérêt. Evidemment, il a un plan en tête et sait qu'il peut dorénavant compter à l'extérieur sur ses anciens compagnons et sur le soutien de Beck.
Rien d'intéressant à se mettre sous la dent à l'intérieur de la banque mis à part le cliff de fin. Une balle s'échappe du fusil d'un des hommes de Wolf. Qui est touché ? Je parierais bien sur Ashley. L'avenir nous le dira.
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Au final, un épisode qui manque de rythme, surtout dans sa première moitié. On s'intéresse principalement à la passation de pouvoir Cali/Ash et ça manque un peu d'action et de suspense. Heureusement, je pense que l'on peut dire bye bye au FBI maintenant. Peu d'événements intéressants dans la banque également et on ressent moins cette tension qui était présente lors du pilote. Du côté des hommes de Wolf à l'extérieur,ça se met en place doucement. Un épisode de transtion donc. Espérons que la suite retrouvera l'intensité du pilote.
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jeudi 23 août 2007
Supernatural - bilan saison 2 -
Voilà, c'est décidé, c'est la saison 2 de Supernatural qui aura l'honneur d'inaugurer cette rubrique express. Pourquoi un tel privilège ? Tout simplement car j'ai regardé toute cette saison depuis le début de l'été. C'est cette série qui rythmait chacune de mes fins de soirée. Rien de tel qu'un petit épisode avant d'aller se coucher, tâpis confortablement dans l'obscurité. Une obscurité pouvant devenir opressante par moment mais qui permettait de se plonger d'autant mieux dans l'histoire. Un environnement tout à fait propice à l'ambiance de la série. Non, Supernatural n'est pas une série qui se regarde de la journée.
Petit retour en arrière. J'avais découvert cette série l'année passée alors que j'étais à la recherche d'une nouvelle série surnaturelle. Rien de plus normal dès lors que j'aie été interpelé par le titre très évocateur "Supernatural". Après avoir lu le synopsis de base, j'étais assez confiant, le sujet de la série correspondant parfaitement à ce que j'affectionne. J'ai suivi toute la première saison en version française lors de sa diffusion sur Plug TV. Et là, il faut l'avouer, mes premières impressions ont été assez mauvaises. Une déception d'autant plus grande que j'avais placé pas mal d'espoirs en cette série. Ma première source d'énervement provenait de ces deux frères que je trouvais énervants au possible. Trop peu crédibles, leur apparence, leur âge et leur attitude ne s'accordaient pas du tout avec le rôle qu'ils avaient dans l'intrigue. Ils se prenaient bien trop au sérieux. Sans oublier que leurs voix françaises n'étaient pas là pour remonter le niveau. Deuxième source d'énervement, les intrigues indépendantes de chaque épisode. On restait un peu trop coincé dans ce schéma d'un cas surnaturel traité à chaque épisode avec le même départ en voiture à la fin de chaque épisode. Alors oui, on essayait de donner un semblant de fil conducteur avec l'histoire du démon et de leur père mais c'était bien trop léger pendant une grande partie de la saison. Une saison qui s'est un peu améliorée sur la fin malgré tout quand on est un peu sorti du carcan habituel. Alors pourquoi suis-je resté me demanderez-vous ? Tout d'abord, même si la série était loin d'être parfaite, je ne m'ennuyais pas. L'ambiance était prenante et c'était divertissant d'avoir son petit épisode hebdomadaire. Et puis, je déteste abandonner une série en cours de route. Je considère qu'il faut lui laisser l'opportunité et le temps de se construire. Comme j'ai eu raison. Diablement bien inspiré même. Oh que oui !
Comme je l'ai dit, la fin de la première saison était meilleure et les derniers épisodes assez prenants. Cela provient du fait que l'on arrivait à la conclusion de l'intrigue du démon aux yeux jaunes. Enfin, une conclusion...c'est ce que l'on croyait. Le dernier épisode nous laissait avec Sam, Dean et leur père en voiture, qui venaient de se faire emboûtir par un camion. Je suis peut-être sadomasochiste mais nous laisser en plein cliff à la fin d'une saison, j'adore ça. J'étais en tout cas impatient de connaître la suite des événements. Pas de surprise donc avec le premier épisode de cette saison 2 qui reprend là où nous avait laissés. Un épisode qui se déroule intégralement dans l'hôpital où Dean est dans le coma. Un premier épisode intéressant et une saison qui commence fort avec le pacte que John fait avec le démon ; il offre sa vie pour sauver celle de son fils. On pourra quand même se demander à quoi cela aura servi de faire tout un foin autour de John tout au long de la saison 1 si, à peine retrouvé, on le tue. C'était un personnage que j'aimais bien mais c'est vrai que le voir tout le temps aurait peut-être cassé la dynamique entre les deux frères. Pas forcément une mauvaise chose donc.
C'est d'autant moins une mauvaise chose que cette mort n'est pas traitée à la va-vite et qu'on en voit les impacts tout au long des épisodes qui suivent. Leur père était leur mentor, leur exemple, leur protecteur. Rien de plus normal que sa mort les affecte moralement et qu'ils aient besoin d'un temps d'adaptation. Et par plein de petits dialogues, réactions ou attitudes, on ressent tout cela. Voilà une continuité qui fait plaisir à voir. En fait, oui, voilà un des mots-clés de cette saison et qui en fait toute sa réussite : la continuité. Tout au long de la saison, on a toujours des épisodes relativement indépendants mais on a un réel fil conducteur derrière. Un fil conducteur bien plus consistant que celui de la première saison. Celui-ci débute dès la fin du premier épisode lorsque John révèle quelque chose à Dean à propos de Sam. Un secret dont on se demandera la réelle teneur pendant de longs épisodes. Et une fois le secret dévoilé, on est tout aussi intrigué par ce qu'il veut signifier exactement. Oui, les scénaristes ont réussi à nous intriguer du début à la fin avec toute cette histoire autour de Sam et des gens ayant comme lui des aptitudes particulières. De plus, en intégrant ces personnages aux intrigues des différents épisodes, cela permet d'avoir un tout cohérent et bien plus continu que lors de la saison précédente. Rudement bien joué.
Les fins hollywoodiennes qui se terminent bien avec tout le monde heureux, un sourire béat aux lèvres comme des Télétubbies, ça m'insupporte. J'ai donc été agréablement surpris d'assister a quelques épisodes n'ayant pas une fin heureuse. Oui, les frères Winchester ne sont pas infaillibles et n'ont pas réponse à tout. Deux épisodes m'ont particulièrement marqué à ce sujet. Le premier avec le démon changeur de forme. Un démon que Sam et Dean pensent avoir tué mais celui-ci a été au final plus malin qu'eux et est toujours bel et bien vivant. J'espère qu'on ne l'oubliera pas et qu'on le reverra dans la saison 3. Deuxième épisode marquant, celui ayant pour thème les loup-garous. J'adorais déjà le fait que l'on aborde ce thème et ces animaux qui m'ont toujours fasciné mais je l'ai encore plus adoré au vu de la conclusion de l'épisode. Une conclusion vraiment très triste et touchante avec Sam qui doit se résoudre à tuer la femme loup-garou car ils n'ont pas trouvé de remède. D'autant plus difficile car celle-ci ne se rend pas compte de ce qu'elle fait et n'est donc pas responsable de ses actes. A noter que même si, inévitablement, dans ce genre de séries, il y a pas mal de petites incohérences, on essaie ici quand même de garder un minimum de cohérence . Je pense notamment à Sam et Dean qui sont poursuivis par les flics après la prise d'otages dans la banque. Car oui, mine de rien, ils en font pas mal de délits pour sauver des gens. C'eut été complètement insensé qu'il n'y ait pas de répercussions.
Une autre grande amélioration de cette saison : les deux frères ne m'énervent plus. Bien
au contaire, j'apprécie dorénavant leur relation et la dynamique entre eux. Je leur reprochais de se prendre beaucoup trop au sérieux lors de la première saison, ce qui rendait le tout trop peu crédible. Envolé ce sentiment. Tout est pris beaucoup plus au second degré et leurs diverses petites plaisanteries, attitudes, remarques tout au long des situations auxquelles ils sont confrontés sont vraiment agréables. J'ai souri à plusieurs reprises et cette once de légèreté est vraiment plaisante. C'est sans conteste Dean qui est le plus drôle des deux. Un grand séducteur toujours prêt à prendre un numéro de téléphone ou deux en passant. Bah oui, pourquoi ne pas mélanger travail et plaisir ? L'épisode lors duquel les deux frères se font à tour de rôle des sales coups en douce était vraiment amusant et constitue la plus belle preuve de cet état d'esprit nouveau qui a été insufflé à la série dans cette seconde saison.Il faut aussi avouer qu'ils gagnent en crédibilité avec leurs voix originales bien plus graves que les doublages français et les faisant beaucoup moins passer pour deux frêles jeunes hommes qui seraient juste là pour attirer les midinettes. Par contre, je ne m'y ferai jamais à ce que Dean ne soit pas Dean. Tous les amateurs de Gilmore Girls auront compris où je veux en venir. Réellement perturbant.
Tout au long de la première saison, je m'étais à plusieurs reprises fait la remarque que l'on aurait pu introduire de nouveaux personnages afin d'éviter toute lassitude. Oui, ne nous leurrons pas, c'est bien le couple Sam/Dean qui est au centre de la série et qui le restera mais apporter un peu de sang neuf à leurs côtés ne pouvait être que bénéfique. C'est maintenant chose fait avec Jo, Ellen, Ash et Bobby. Jo et Ellen. Oui. Deux prénoms fémininins. Enfin! Ca manquait de présence féminine. L'idée du bar où se retrouvent les chasseurs de démon itinérants n'est pas mauvaise même si elle est classique. Ca permet en tout cas de leur constituer un point de ralliement dans lequel ils peuven se poser et réfléchir de temps à autre. Dommage néanmoins que l'on ne nous reparle plus de la très jolie et déteminée Jo à partir d'un certain épisode. Elle a subitement disparu sans raison. Etrange. Ma préférence va tout de même au personnage de Bobby. Un personnage qui se veut de plus en plus présent au fur et à mesure que la fin de saison approche. Une indication sur une présence accrue lors de la prochaine saison ? Espérons. Il remplace en tout cas un peu John et ça permet de regretter d'autant moins la mort de celui-ci. Notons que l'on annonce deux nouveaux personnages féminins pour la troisième saison. Du sang neuf, on ne peut que s'en réjouir. Espérons juste qu'on ne tombera pas dans des histoires amoureuses ridicules avec celles-ci et les deux frères.
Ce qui est bien avec ce genre de séries surnaturelles, c'est que l'on peut assister à des situations tout à fait spéciales et irréelles. Je prends pour exemple un des derniers épisodes de la saison avec les Djinns qui sont capables de créer des illusions et qui envoient Dean dans un monde imaginaire. Le monde dans lequel il serait si la vie avait tourné autrement. J'ai vraiment apprécié le concept de l'épisode. On a eu également droit à un épisode en prison qui fleurait bon le Prison Break. Un épisode qui permettait de la sorte de maintenir une continuité avec les flics qui recherchaient Sam et Dean. Le 16ème épisode dans la forêt etait vraiment bon aussi et sa conclusion inattendue. Et puis le dernier épisode, en deux parties, fait évidemment partie des tout bons épisodes de la saison. On réunit les différents personnages aux capacités spéciales dans un endroit tout à fait isolé qui fait frois dans le dos. J'ai beaucoup apprécié cet environnement. On comprend enfin toutes les motivations du démon aux yeux jaunes et l'épisode est très intense du début à la fin, sans temps mort. Et puis la fin, j'ai adoré, avec tous ces démons qui se sont enfuis de l'enfer et cette guerre qui s'annonce pour la saison 3. Sans compter qu'il faudra voir comment Dean va gérer le fait qu'il n'ait plus qu'un an à vivre vu le pacte qu'il a passé avec le démon pour faire revivre Sam.
Bravo également à l'introduction de chaque épisode, avec des images et des musiques toujours entraînantes et accrocheuses. Avec en cadeau, un tout nouveau logo en feu très réussi. En cadeau, voici le lien d'une vidéo retraçant quelques scènes des premiers épisodes de la saison 2, le tout accompagné d'une sublime musique de Snow Patrol, "Chasing Cars" :
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Au final, après une saison 1 divertissante mais sans plus, Supernatural surprend tout le monde en s'améliorant à chaque point de vue. Qui l'eut cru ? Comme quoi, preuve en est qu'il faut toujours laisser le temps à une série de se construire et de trouver le ton adéquat. Tout en gardant son ambiance si particulière, la série s'enrichit d'une histoire plus cohérente et suivie, d'épisodes aux situations et contextes intéressants sans hésiter à prendre parfois le téléspectateur à contrepied, le tout dans une relation et une interprétation des deux frères beaucoup plus crédible que lors de la première saison grâce à une dose d'humour et de second degré qui sont plus que les bienvenus. Une réelle bonne surprise et je serai plus que jamais là pour la troisième saison. Coup d'envoi le jeudi 4 octobre.
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Juste en passant...
Nouvelle rubrique. Petit mot d'explication donc comme toujours.
Le temps. Un bien précieux dont on ne peut disposer à l'infini malheureusement. Non extensible, il nous faut nous contenter des trop peu nombreuses heures constituant une journée entière. Ces heures, on a aucune peine à les remplir. Que ce soit pour un travail ou pour satisfaire ses passions, on trouve toujours. Mais il y a tellement de choses que l'on aimerait faire qu'un choix est nécessaire. Une sélection importante pour se concentrer sur l'essentiel car il est impossible d'être sur tous les fronts à la fois. C'est le cas également pour les séries. On ne peut pas regarder toutes celles qui seraient susceptibles de nous intéresser. Il faut faire un tri. Un judicieux tri.
Ce tri, je suis également forcé de l'appliquer aux séries que je traite sur le blog. Pas que je n'aimerais pas parler de toutes celles que je regarde mais il y a une marge entre se contenter de visionner paisiblement un épisode et le traiter et écrire un article dessus. Ca demande bien plus de temps et d'énergie. Non seulement le temps ferait défaut mais cela deviendrait rapidement usant et transformerait une activité que j'adore en un véritable fléau. Cela me dégoûterait à la fois des séries et de venir écrire sur ce blog.
C'est la raison pour laquelle je mets en place cette rubrique. Celle-ci me permettra de donner mon avis rapidement sur des séries que je regarde mais sans en faire une review épisode par épisode. Cela pourra prendre la forme de quelques phrases sur chaque épisode d'une saison ou bien simplement d'un bilan de la saison entière. Tout ça car je trouve cela un peu bête de passer du temps à regarder des épisodes pendant des heures sans même dire ce que j'en ai pensé. Autant laisser une trace de mon passage et ne pas abandonner mes profondes réflexions dans les méandres de mon esprit torturé. Attention, cela ne signifie pas pour autant que je vais le faire pour chacune des séries que je regarde mais au moins pour certaines d'entre elles.
samedi 18 août 2007
The Big Bang Theory
Deuxième pilote de la saison télévisuelle 2007-2008 à voir le jour sur ce blog. Dur, dur de passer après le très bon Pushing Daisies. Mais pas d'inquiétude pour toi, petite nouvelle série, tu ne joues pas du tout dans la même catégorie. Pas de comparaison possible donc. Sauf en terme de plaisir évidemment.
The Big Bang Theory (TBBT) est une sitcom créée par Chuck Lorre à qui l'on doit déjà "Mon oncle Charlie" diffusée également sur CBS. Le but de la série ? S'amuser, rire, se détendre sans se prendre la tête. Sans se prendre la tête ? Oui. On aurait pu croire le contraire au vu du sujet de la série mais ce n'est pas le cas. Petite explication.
La série met en scène deux brillants physiciens, Leonard et Sheldon. Brillants, le mot est encore faible. Infaillibles sur tout ce qui a attrait aux sciences, ils ont réponse à tout. Comme Sheldon le souligne au cours de cet épisode, leur QI dépasse à eux deux les 360. Impressionnant. Un QI si élevé, le rêve de bon nombre d'étudiants en dérive devant des problèmes semblant sortir tout droit de la planète Mars. Un cerveau si développé ne résoud pourtant pas tout. Il demeure un domaine où chaque mot à prononcer, chaque geste à avoir, chaque attitude à adopter, constituent un problème irrésolvable : l'amour. Et celui-ci va leur tomber dessus sans crier gare lorsqu'ils découvrent leur nouvelle voisine, Penny, interprétée par la très jolie Kaley Cuoco. Une jeune femme blonde au physique très accrocheur, dotée de formes géométriques qu'ils n'ont pas l'habitude de manipuler.
Vous l'aurez compris, Leonard et Sheldon sont deux bons gros geek. Chaque sitcom a son sujet de prédilection pour affirmer son identité et se différencier de la concurrence. Ici, tout l'humour, les allusions et les situations comiques proviennent du caractère geek des deux physiciens, de leur connaissance très poussée de tout ce qui touche aux sciences, le tout entraînant une maladresse dans les situations courantes de la vie sociale. Alors oui, il est fait référence à beaucoup de notions mathématiques ou physiques et à des théorèmes connus. Evidemment, il est plus gai de comprendre à quoi ils font référence mais cette connaissance n'est pas indispensable. Le comique de la situation provient du fait qu'ils partent dans leurs délires métaphysiques de scientifiques chevronnés et non pas dans le sens profond de leurs discours. Heureusement, CBS aurait vu partir épisodes après épisodes tous les téléspectateurs effrayés par tant de complexité. Qui plus est pour une sitcom que l'on regarde avant tout pour se détendre. En fait, on ressent la même chose que devant épisode de Numb3rs. Comprendre tous les aspects mathématiques aide à entrer d'autant mieux dans l'épisode et gonfle l'ego du mathématicien en devenir mais le téléspectateur lambda ayant en horreur la moindre équation y prendra du plaisir lui aussi. Pas d'inquiétude de ce côté là donc. La série ne se veut pas du tout être une série intelligente. Elle montre même plutôt le côté dérisoire de la chose.
L'ambiance de la série, quant à elle, ne plaira pas à tout le monde. C'est une certitude. On a l'impression d'être revenu 20 ans en arrière, avec des environnements et des personnages vieux jeu, totalement en décalage temporel. Kitch au possible. Il suffit de regarder l'accoutrement de Leonard et Sheldon pour s'en convaincre. Mention spéciale au pantalon vraiment affreux de Sheldon. Et c'est sans compter les deux personnages qui font leur apparition à la fin de l'épisode, Howard et Rajesh. Deux autres physiciens, tout aussi geek, au look encore plus décalé. A noter une ressemblance frappante (et fortuite ?) d'Howard avec Elvis Presley. Oui, tout cela fait vieux jeu. On est loin d'une série hype, au look moderne. Pourtant, dans leurs propos, on sent que l'on est bel et bien au 21ème siècle. Il y est fait mention de blogs, de My Space, de la saison 2 de Battlestar Galactica...
Quatre physiciens complètement geek, ça peut sembler beaucoup. Trop ? Pour le moment non car ils ont chacun un caractère bien distinct qui permet d'éviter toute répétition. Ils sont capables d'amener chacun des situations et des répliques bien différentes. Mon personnage préféré reste pour le moment Sheldon. C'est en tout cas celui qui me fait le plus rire. Il est totalement déconnecté de toute vie sociale et n'a aucun des codes que l'on suit en société. Son côté naif, simple, rationnel, répondant instinctivement sans fioritures et sans se soucier de l'impact de ses réponses sur les autres me plaît beaucoup. Leonard, quant à lui, tente davantage d'avoir un comportement qui se rapprocherait de celui d'un être humain normalement constitué en société. Le problème, c'est qu'il n'a aucune idée du comportement à adopter dans telle ou telle situation. Il sera surtout comique pour ses tentatives de rapprochement avec Penny. Enfin, c'est surtout sa maladresse qui sera amusante. Oui, soyons sadiques et moquons-nous. On est là pour ça après tout. Howard, quant à lui, est le personnage qui m'énerve le plus et je pense que j'aurai du mal à l'apprécier. Il représente cet intellectuel pédant, conscient de sa supériorité et qui l'étale à tout bout de champ. Ca peut être marrant un moment mais sur la longueur, j'ai des doutes. J'ai quand même beaucoup apprécié la scène dans laquelle il montre à Penny un jeu de rôle et l'incite à s'y inscrire pour qu'ils puissent avoir un rendez-vous dans ce monde virtuel. Oui, ces gens là ne vivent pas dans le même monde que nous. Enfin, reste ce petit Rajesh. Pas grand chose à dire à son sujet étant donné qu'il reste muet durant tout l'épisode. Non, pardon. Il sort un petit mot tout à la fin. Un geek tellement geek qu'il en est devenu asocial au point de ne pas parler aux femmes. Je suis sceptique sur ce qu'il va pouvoir apporter à la série dans la suite...
Au milieu de tous ces geek asociaux, on se sentirait bien vite perdu, étouffé, asphyxié. Heureusement, Penny apporte une touche de fraîcheur, de féminité, de beauté. En un mot : de normalité. Et ça fait du bien. Question subsidiaire : quel est le meilleur moyen de contraster avec 4 geek intellectuels ? Le prototype de la femme blonde un peu bêbête bien évidemment ! Très cliché mais pourquoi pas. La personne la plus normale et du coup la moins marrante. Les situations exploitant ce contraste sont assez classiques. On en attend mieux.
Tout au long de ce pilote, j'ai souri à plusieurs reprises. Oui. Mais jamais de bonnes grosses rigolades non plus. Le début à la banque de sperme avec Sheldon qui veut récupérer son sperme est assez comique. J'ai adoré le rideau de douche dans leur appartement qui est en fait un énorme tableau périodique. Toute leur maladresse dans leurs réponses lors de leur discussion avec Penny est plaisante à voir mais n'est pas révolutionnaire. La tête de Leonard quand Penny lui demande un service dans la douche m'a bien plu aussi. La ruse des deux petites filles pour entrer dans l'immeuble est bien trouvée. Dommage que la scène du copain hyper musclé soit cliché à mort et pas du tout marrante. Pour vous faire une petite idée de ce pilote, voici la bande-annonce :
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Au final, ce pilote se laisse suivre, sans ennui, avec le sourire aux lèvres à quelques moments mais sans jamais nous retourner de rire dans notre fauteuil. Par contre, les rires en boîte sont eux bien présents. Trop présents. L'univers temporellement décalé, peuplé de scientifiques geek aux discours grandiloquents ne plaira pas à tout le monde, c'est certain.Pourtant, il n'est en aucun cas nécessaire de s'y connaître en math ou en physique pour apprécier la série et les différents gags. C'est toutes leurs difficultés d'intégration sociale qui sont mises en avant. Une sitcom qui démarre doucement et qui devra s'améliorer au fur et à mesure. Couplée le lundi soir à "How I met your mother", elle pourrait profiter de l'audience de celle-ci mais son plus gros problème ne sera-t-il pas de tenir sur la longueur ?
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vendredi 17 août 2007
Brothers and Sisters : 1.07 Northern exposure
Diffusion originale : 05/11/2006
Chaîne : ABC
Audience : 13,7 millions
Titre français : "Un week-end en famille"
Après avoir fait chauffé les moteurs lors de l'épisode précédent, l'avion Brothers and Sisters prend définitivement son envol avec cet épisode. Un vol ayant ici pour destination le ranch familial. Mais peu importe celle-ci. L'important est que le voyage soit l'occasion de réunir tous les membres de la famille, entremêlant de la sorte chacune des intrigues et permettant d'offrir des moments de rire ainsi que des moments plus dramatiques. Un voyage enthousiasmant, empli de chaleur humaine dont il est difficile de s'extirper.
Aussi bizarrement que cela puisse paraître, j'aimerais débuter en parlant d'Amber. La blonde cruche diront certains. Oui. C'est vrai. C'est l'image que l'on cherche à donner d'elle. Pourtant, sous ses airs de jeune stagiaire fofolle inexpérimentée se cache en réalité une personne bien plus évoluée. Elle nous a déjà surpris par ses conseils lors du gala de charité de l'épisode précédent et elle remet le couvert ici en sortant à Kitty une réflexion tout à fait pertinente au début de l'épisode. Et puis, respect à elle de rendre à César ce qui appartient à César. Oui, les frites sont belges et non pas françaises même si ça se dit "French fries" en anglais. L'illogisme de certaines langues me dépassera toujours. Bref. Tout ça pour dire qu'Amber est loin d'être un personnage énervant. Au contraire, elle fait sourire à plusieurs reprises et le mélange jeune fille blonde naïve inexpérimentée / femme qui en a dans la cervelle est amusant à voir.
Pour sauver Ojai de la faillite, il est nécessaire de vendre certaines branches, certains biens. Parmi eux, un ranch qui semble être le repère de nombreux souvenirs pour chacun des membres de la famille Walker. Des souvenirs que Nora tente de faire remonter à la surface en voulant y emmener toute la famille pour le week-end. Encore une fois, on sent cette Nora nostalgique qui essaie de réunir tout le monde comme elle l'a déjà fait à quelques occasions dans les épisodes précédents. Et encore une fois, tout le monde refuse, se confondant dans des excuses brouillonnes. Pourtant, chacun se remémore par la suite tous les bons moments passés là-bas. Les scènes successives où chacun tente de convaincre son conjoint de l'accompagner là-bas pour le week-end étaient assez amusantes à voir. Tout aussi amusant que l'arrivée de Kitty avec Warren dans le ranch ainsi que Kitty et Nora qui essaient, en vain, de raconter un mensonge crédible à l'arrivée de leurs frères et soeurs. Des petites scènes amusantes qui jalonchent tout l'épisode. Réunir tous les Walker dans un ranch est synonyme d'un épisode rythmé totalement exempt de scènes ennuyantes.
Après avoir eu une attitude un peu énervante lors de l'épisode précédent, j'ai retrouvé la relation Kitty/Warren que j'appréciais. J'ai bien aimé la phrase de Kitty "Tu es l'homme qui a le plus mauvais timing au monde" avec le petit sourire de Warren par après. Mauvais timing en effet car alors que c'est lui qui la rejetait dans l'épisode précédent lorsqu'elle venait vers lui, c'est maintenant lui qui lui propose de partir en week-end pour voir si leur relation est possible. Warren continue donc à jouer et à contrôler à sa manière la situation. Mais jouer comme cela avec les gens ne peut durer éternellement sans que ça ne nous retombe dessus à un moment ou un autre. C'est ce qui arrive quand Kitty apprend qu'il n'a rien dit à Amber à propos de ce week-end. Un comportement tout à fait malhonnête de Warren qui ne le mènera à rien mis à part se mettre à dos à la fois Kitty et Amber. Un comportement d'autant plus incompréhensible qu'il n'a aucun avenir avec Amber. Celle-ci est beaucoup plus jeune et ils sont totalement en décalage. En témoigne la référence à Justin Timberlake. Pourtant, il met en péril sa possible relation avec Kitty. Une possibilité qui s'éloigne de plus en plus. Je pense qu'on a voulu faire jouer un jeu ambigu aux deux personnages pendant quelques épisodes mais que cela ne pourra jamais marcher entre eux.
La bonne nouvelle de l'épisode, c'est que l'intrigue de la stérilité de Tommy n'était pas juste là pour donner enfin quelques scènes à Julia lors de l'épisode précédent. Non. On a ici une continuité. Une continuité présente jusqu'au bout car on n'oublie pas le problème Justin/Tommy introduit quelques épisodes auparavant. Quand on nous parle d'adoption, on se dit que ça peut être sympa. Pourtant, quand on voit que l'on doit choisir parmi tous les hommes possibles, un donneur de sperme comme si on devait choisir un meuble dans un catalogue, c'est beaucoup moins gai. Difficile de devoir imaginer qui pourra être le père de notre enfant. Je comprends tout à fait Tommy qui se sent très mal dans cette situation et son choix de vouloir demander à Kevin d'être le donneur de sperme. Tout comme je comprends le premier refus de Kevin. Son homosexualité a dû lui donner une adolescence pas toujours facile à vivre à cause du jugement et du regard des autres. Et ça, il ne veut pas que l'enfant de Tommy le vive. Avoir un oncle homosexuel comme vrai père, ça fera du bruit. Surtout que oui, ça se saura car un secret dans la famille Walker est dur à garder. J'ai beaucoup aimé toute la discussion autour de la table à ce sujet. Plus particulièrement des phrases du genre "Est-ce qu'il y a quelque chose au sujet du sperme de Kevin dont je ne suis pas au courant" ou alors voir tous les conjoints quitter la table. Sans oublier la petite pique subtile de Nora à propos de Kitty qui juge sans cesse les autres. Au final, je ne comprends pas trop en quoi ne pas savoir qui de Justin ou Tommy sera le père mais pourquoi pas. Ca aura au moins eu le mérite de clôre de bien belle manière la dispute Tommy/Justin.
Après son absence dans l'épisode précédent, revoilà enfin Treat Williams ! Il a enfin quelques scènes de plus sans pour autant avoir un rôle extraordinaire. Il a le mérite d'avoir quelques répliques marrantes comme lorsqu'il est en peignoir ou lors de la dispute autour de la table. Son baiser avec Nora à la fin de l'épisode est en tout cas l'assurance de le revoir. On va peut-être creuser cette relation. Un baiser qui sortait un peu de nulle part tout de même vu que, dans l'épisode 5, David faisait lui-même comprendre à Nora qu'il n'y aurait rien entre eux...
Même si l'intrigue autour de William et d'Ojai ne plaît pas à tout le monde, moi j'aime bien. Ca apporte un autre côté à l'histoire et j'avoue être avec eux dans la recherche du mot de passe. Surtout que cette recherche soulève ce qui s'annonce probablement comme un élément très important dans l'histoire : William aurait eu une fille avec Holly. Impatient de voir où cela va nous mener.
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Au final, même si B&S n'a jamais vraiment déçu depuis son lancement, tout le monde s'accorde à dire que cet épisode est celui qui aura fait basculer totalement le dernier incrédule hésitant encore à embarquer dans le cargo Walker. Un épisode dans lequel les destins s'entrecroisent et qui fait ressentir tout cette chaude ambiance familiale dans laquelle on aimerait se glisser pour ne plus jamais devoir en sortir.
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