lundi 3 septembre 2007
The Kill Point : 1.07 & 1.08 The Devil's Zoo [series finale]
Mine de rien, nous voila déjà au dernier épisode de The Kill Point. Une mini-série qui se clôture comme elle avait débuté, à savoir par un double épisode. Question de symétrie sans doute. Ou alors désir d'en finir plus vite avec la diffusion de la série. Non. L'épisode n'est pas mauvais même s'il est loin d'être exceptionnel.
L'épisode reprend exactement là ou l'on s'était arrêté la semaine précédente. Mouse sort de la banque et Wolf tente de le faire revenir tout en clamant bien que Mouse n'est pas armé. Le discours de Mouse nous confirme ce que l'on pensait : il délire totalement. Ses blessures lui ont fait perdre la tête et alors qu'il veut sortir un simple carnet de sa poche, il se fait tirer dessus par toute la horde de policiers. Impressionnant le nombre de tirs dont il est victime. Un événement qui va plonger Wolf dans un état de léthargie de longues minutes durant. Etrange que tout à coup, il se sente si abattu. Mais c'est encore une fois la preuve qu'il tient autant à ses hommes qu'aux otages. Il n'est pas là pour causer des morts et perdre l'un de ses coéquipiers lui fait peut-être remettre en question toutes les décisions qu'il a prises depuis 48h.
Cet instant d'abattement, c'est Rabbit qui en tire profit pour prendre en main le contrôle des opérations et ainsi poursuivre sa rebellion entamée à la fin de l'épisode précédent. Je dois avouer que son changement soudain de comportement reste toujours assez mystérieux à mes yeux qui plus est de la part d'hommes qui, depuis le début, ont l'air totalement dévoués à leur chef. Quoiqu'il en soit, avec Rabbit, c'est la manière forte qui est d'application. On retombe ici dans un schéma plus classique du preneur d'otages qui menace de tuer une victime toutes les 5 minutes et qui demande un bus et un hélico pour s'enfuir d'ici une demi-heure. Une situation classique que l'on avait réussi à éviter depuis le début avec le petit jeu subtil de négociations entre Wolf et Cali. A se demander pourquoi on nous fait donc tomber là-dedans si ce n'est pour allonger artificiellement l'intrigue. A l'extérieur, Cali sent que la situation devient incontrôlable et que la manière douce n'est plus en vigueur. Il se décide ENFIN à essayer de faire parler Leon en employant une manière un peu plus musclée que les mots doux de l'épisode précédent. Et il réfléchit ENFIN un tant soit peu pour découvrir le brouilleur dissimulé sous la table. Voilà quelque chose qui aurait dû être fait bien avant.
Retour à l'intérieur de la banque. C'est un véritable régime de la terreur que Rabbit impose maintenant. Il veut montrer l'exemple en tuant tout de suite un otage. Pig, son frère, est un peu entre deux eaux ; il n'ose pas trop le contredire mais tente malgré tout d'éviter l'exécution d'un otage. Surtout quand on s'attaque à sa petite Ashley pour qui il ressent quelque chose même s'il fait le dur avec elle depuis sa trahison. Incroyable mais vrai, Abe, le patron de la banque et accessoirement le peureux de service, a des couilles. Il s'empare d'un coupe-papier et poignarde Rabbit dans le dos. Le problème, c'est que c'est bien beau de faire le courageux mais il faudrait éviter d'être con. Cette tentative ne pouvait absolument rien apporter si ce n'est énerver Rabbit et ses compagnons et risquer de la sorte sa vie et celles des autres otages. Il aurait mieux fait d'être plus actif lors de la première tentative d'évasion qui, elle, était un peu plus réfléchie. Un comportement irrationnel et illogique sans doute dicté par la peur.
C'est ce moment là que choisit Wolf pour revenir sur le devant de la scène. Heureusement pour les otages d'ailleurs. S'en suit un combat qui manque cruellement de réalisme. Les coups semblent retenus et le tout manque de fluidité. Ce n'est pas la première fois que The Kill Point fait preuve d'une réalisation un peu limite. Wolf s'acharne sur Rabbit de manière un peu incompréhensible. Lui qui, depuis le début, ne veut pas de morts, était-il nécessaire d'aller si loin ? J'ai par contre bien aimé les encouragements de tous les otages durant le combat. Assez amusant. Cela faisait également bizarre de voir Wolf se battre lui qui est si calme depuis le début. Rabbit mort, c'est Wolf qui reprend le contrôle des opérations. Je n'ai pas trop bien compris pourquoi il décide de relâcher Chloé. Sans doute car son affection pour elle l'affaiblissait.
Coup de téléphone à Cali. Wolf semble abattu, oui. Ca sent la fin, c'est certain. Mais Wolf n'a pas dit son dernier mot, en témoigne le coup de fil passé quelques minutes plus tôt à Deke. Sa dernière requête ? Parler seul à seul avec Cali mais dans la banque cette fois à l'abri de tous les regards. Cet entretien, même le téléspectateur n'y aura pas droit et c'est une bonne idée. On garde ainsi l'effet de surprise. Une surprise ? Oui. La version de Cali : faire descendre les agents du toît et de l'escalier pour permettre à Wolf et ses hommes de s'échapper par hélicoptère tandis que Cali irait récupérer les otages dans la banque. La vraie version : l'entièrete de la banque est enfumée, les SWAT y pénètrent alors pour aller récupérer les otages tandis que Cali réussit à faire sortir les 3 malfaiteurs en les faisant passer pour des otages blessés. Cali qui coopère avec les méchants ? Oui, car sa femme est entre les mains de Deke. Encore une fois, une situation vue et revue mais ça se laisse suivre.
Nous voilà donc avec Cali, Wolf et ses deux acolytes qui rejoignent en voiture un point de ralliement convenu avec Deke. Faire intervenir la photo dans laquelle le micro est incorporé pour les localiser est une bonne idée. Ca offre une continuité aux épisodes et ça montre que l'on n'oublie pas les éléments introduits précédemment. Bien vu. La grosse scène finale consiste en une fusillerie et une course-poursuite entre agents des SWAT et le groupe de Wolf et Deke. J'ai bien aimé Wolf couvrant Cali afin qu'il poursuive Deke. Une alliance de quelques secondes à peine mais c'était sympa. Quoi de plus normal après tout, Deke a trahi Wolf en voulant garder la femme de Cali en otage. Malgré toutes les choses qu'il a faites de mal ces deux derniers jours, l'honnêteté et l'intégrité de Wolf resteront intactes. La course-poursuite est plaisante sans être palpitante. Certains choix de tirs ou de positions sont douteux de même que les munitions semblant être infinies. Le chef de Wolf en pleine action, ça manquait cruellement de crédibilité. On refait à nouveau intervenir quelques secondes le sniper noir qui est toujours aussi inutile. Dingue. J'aurais préféré voir la femme de Cali se faire tuer. C'est peut-être mon esprit sadique qui prend le dessus mais ça nous aurait un peu détourné de la situation classique.
Finalement, il ne reste que deux hommes vivants : Pig et Wolf. Pig tombe miraculeusement sur un train de marchandises qui va miraculeusement à une vitesse assez faible que pour monter dedans et qui a une porte miraculeusement ouverte. Un peu too much. Surtout que le flic, lui, n'arrive pas à suivre. C'est d'ailleurs étrange qu'il soit seul à le poursuivre alors qu'il y a là un nombre incalculable de membres des SWAT... La confrontation finale se devait d'opposer Cali et Wolf. Une rencontre qui sort encore un peu de nulle part d'ailleurs. Soit. Après tant de discussions, d'intimidations, de bluff et de tension entre les deux hommes, voici venue l'ultime négociation. Fidèle à ses paroles des premiers épisodes, Wolf ne retournera pas en prison. Pour lui, la seule échappatoire est la mort. Il n'a plus la force d'affronter ce que lui réserve la vie. Contraint et forcé, c'est Cali qui le tue avant que celui-ci ne puisse se suicider. Je me dis quand même qu'il aurait pu tirer autre part qu'en plein coeur pour le neutraliser sans le tuer. A moins qu'il n'ait eu vraiment envie d'accéder à la dernière requête de Wolf...Une ultime confrontation qui se termine dans le respect et l'honneur, comme l'a été toute leur relation depuis le début. Un des points forts de la série.
C'est finalement le petit cochon de Pig qui est le seul survivant. Comme prévu, il va empocher tout l'argent au Canada en compagnie d'un homme dont on ignore totalement l'existence. Le voilà à présent seul, se voyant contraint et forcé de changer d'identité et de vie. Une fin qui pourrait laisser entrevoir une suite .
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Au final, je me rends compte que j'ai été assez dur tout au long de cette review. Pourtant, l'épisode n'est pas mauvais. On ne s'ennuie pas devant son écran mais il y a parfois tellement d'incohérences, d'incompréhensions et de problèmes de réalisme que l'on ne peut s'empêcher de les relever. Mais n'est-ce pas là des problèmes inhérents à toute série du genre ?Un final à l'image de toute la série en somme ; une intrigue classique qui multiplie les situations et les complots vus et revus et qui a dû mal à surprendre le téléspectateur. On suit les épisodes sans jamais frissonner ou rester scotché à son écran. Divertissant mais jamais bouleversant. La réalisation est parfois un peu faiblarde aussi. Un des points forts de la série reste sans conteste la relation Wolf/Cali et leur petit jeu de négociations. Il faut prendre cette série comme un bon gros film de 5heures environ. Huit épisodes de 42 minutes qui suffisent. Davantage d'épisodes aurait lassé le téléspecteur. Oui, la fin pourrait laisser présager d'une suite possible. Espérons que l'on en restera là car la boucle est bouclée selon moi.
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Un petit bonus avec une interview de Donnie Wahlberg, l'interprète de Cali :
samedi 1 septembre 2007
The Kill Point 1.06 The great ape escape
Comme prévu, l'épisode est centré sur l'extraction mise en place par les hommes de Wolf à l'extérieur de la banque. Un avant-dernier épisode qui ne manque pas d'action. C'est le moins que l'on puisse dire. Un épisode qui marque la perte de contrôle de Wolf. Première fois que celui-ci perd vraiment pied. Explications.
Ces 5 hommes dans la banque se connaissent depuis longtemps. Ensemble, ils ont vécu des moments terribles, des heures et des heures de souffrance et d'horreur. Un passé douloureux qui crée des liens et qui laisse des traces. C'est la première fois depuis le début de la série que l'on peut ressentir ça aussi fort. On évoque des événements du passé. Des événements non anodins qui viennent influer sur le présent. Cela peut être dans le sens positif comme lorsque Wolf tente de venir réconforter Mouse en chantonnant un air qui semble leur rappeler bien des souvenirs. Mais cela peut tout aussi bien être dans le sens négatif, en témoigne la réaction de Rabbit à la fin de l'épisode. Une tension entre Wolf et Rabbit que l'on avait déjà vu pointer le bout de son nez il y a de cela deux épisodes lorsque Rabbit était venu s'interposer à l'une des conversations téléphoniques de Wolf. Une tension qui ne date apparemment pas d'hier. Rabbit considère sans doute être aussi compétent que Wolf et n'accepte plus d'être traité comme un sous-fifre. Pour lui, Wolf les a menés à l'échec, ce qui ne serait pas arrivé si c'est lui qui avait assuré le contrôle des opérations. Une rebellion au sein même des 5 hommes. En voilà une bonne idée qui rajoute du piment à l'histoire! On peut par exemple imaginer Rabbit faisant bande à part lors du dernier épisode, ce qui ne serait pas inintéressant.
Mais que s'est-il donc passé pour que Rabbit perde totalement confiance en Wolf ? C'est tout simplement l'extraction organisée par les hommes de Wolf à l'extérieur qui a foiré. Un plan qui n'était pourtant pas mal pensé. Par l'intermédiaire du tunnel du métro, ils accédent au bâtiment voisin à la banque. Une fois à l'intérieur, ils neutralisent les deux membres des SWAT trop occupés à regarder Wolf qui se donne en spectacle (j'y reviendrai). Une fois les hommes baillonés, ils détruisent le mur mitoyen afin de libérer un passage vers la banque. Allez hop, tout le monde est heureux, on se salue, on se sert la main, on s'enflamme. Direction le tunnel vers la liberté. Malheureusement pour eux, un de leurs hommes, Leon, a été repéré entre-temps. Petit comité d'accueil des SWAT à la sortie du tunnel. S'en suit une fusillade assez longue et prenante. Une scène efficace. Une altercation qui ne sera pas sans conséquence pour l'équipe de Wolf : les deux hommes qui étaient venus les libérer y perdent la vie. Je me demande quznd même comment les membres des SWAT font pour ne pas se toucher entre eux étant donné qu'ils se trouvent des deux côtés. Soit. Repli dans la banque. En gros, retour à la case départ. Dommage, ça aurait pu être intéressant de les voir évoluer à l'extérieur.
Le plan d'extraction nécessitait de capter le regard de tous pendant 5 minutes de manière à détourner leur attention. Une mission tout à fait à la hauteur de Wolf qui nous a déjà prouvé à maintes reprises qu'il avait du bagoût. Il nous offre d'ailleurs une prestation et un monologue tout à fait digne de celui du pilote. Profitant de la pseudo-manifestation qui s'est mise en place en face de la banque, il plaide à nouveau les requêtes qu'il est venue chercher ici. Des gilets parre-balles pour tous les soldats et les fils des politiques envoyés au front. Une façon bien à lui de dénoncer la guerre en Irak, la manière dont sont traités les soldats envoyés au front et le peu de considération dont ils sont l'objet. Encore une fois, c'est du spectacle, du scandale, du sensationnel pour le grand public et dieu sait que ce genre de choses marchent très bien. C'est juste une coincidence un peu trop grande que l'on retrouve au premier rang toutes des personnes mutilées qu'il a connues. Passons.
A l'intérieur de la banque, les otages qui ont voulu jouer à Rambo lors de l'épisode précédent sont toujours enfermés dans le coffre-fort de la banque. Un espace exigu qui met totalement Ashley sur les nerfs. Tous les récents événements commencent à la faire craquer mentalement. Il faut également vivre avec les flatulences des autres. J'ai bien aimé ce petit dialogue. Le patron de la banque, aussi appelé "le peureux de service", est contraint et forcé de piller sa banque électroniquement on va dire. Il transfère 6 millions de dollars de la banque vers les comptes de ses agresseurs. Etrange qu'ils désirent s'emparer de cet argent si leur but n'est que de faire passer un message...Les paroles de Wolf sont très dures mais pourtant réalistes : ce sont désormais des hommes en cavale pour la vie. Ils n'ont plus de chez eux et leur vie va totalement changer s'ils arrivent à retrouver la liberté. Un paramètre que ne semblaient pas avoir pris en compte Pig et Rabbit. Deux hommes dont on apprend qu'ils sont frères. Je vous le disais, on creuse un peu plus le passé et les relations des personnages dans cet épisode.
C'était palpable depuis le début de la série mais on a maintenant la confirmation que Chloé, l'otage rousse (dont j'ai enfin retrouvé le nom) est très attachée à Wolf. Complètement inconsciente, elle supplie même Wolf de la prendre avec eux comme otage. Elle ne doit pas avoir une vie très gaie à l'extérieur pour en arriver à vouloir la changer de la sorte. Les deux pervers du cagibi sont maintenant sortis et ont rejoint les autres otages. J'ai adoré l'air naïf du patron de la banque leur demandant "Mais que faisiez-vous dans ce cagibi ?". Enfin, l'épisode se termine de manière tout à fait inattendue : Mouse décide de quitter la banque, sentant sans doute qu'il ne peut plus tenir compte tenu de ses blessures qui commencent à se nécroser et qui le fotn délirer petit à petit. Wolf le poursuit dehors et tente de le retenir. Malgré les cris de Wolf suppliant la police de ne pas tirer, qu'en sera-t-il ?
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Au final, voici enfin l'épisode de l'extraction que l'on aura attendu longtemps et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il tient toutes ses promesses avec une bonne dose d'action. Des fusillades, des blessés, des morts, de la tension, tous les ingrédients nécessaires à un bon cocktail sont présents. L'action prend le dessus sur la négociation pour la première fois. Une tentative de fuite avortée, deux hommes morts, un équipier qui se rebelle et un autre qui décide de se rendre à la police. Oui, Wolf commence à vasciller. Perdra-t-il pied ? Il reste un double épisode final pour répondre à cette question.
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The Kill Point 1.05 Visiting hours
Parce qu'il s'agit de la première scène de l'épisode et parce que je n'avais pas encore craché dessus jusqu'ici, je commencerai cette review en parlant des deux snipers postés sur le toit. Depuis le début de la série, on a droit de temps à autre à de petites scènes entre eux deux durant lesquelles des réflexions ô combien philosophiques (ironie, ironie,...) voient le jour. Des réflexions au sujet des snipers, de leur rôle, leur place, leurs sentiments. Quel est l'intérêt de ces scènes ? Inintéressantes et ennuyantes, elles ne font que ralentir le rythme et baisser l'intensité entre deux scènes prenantes. Qui plus est, elles n'ont aucun rôle à jouer et n'ont aucune interaction avec l'intrigue principale. Vraiment dispensables.
Autre scène dispensable, celle de l'humiliation dans les toilettes avec Rabbit. Une scène qui n'apporte rien et qui n'était vraiment pas utile. Passé ces deux premières scènes, le tout s'améliore heureusement et on retrouve alors tout ce qui nous plaît dans The Kill Point. Toute la première moitié de l'épisode est pourtant plus calme qu'à l'accoutumée mais pas ennuyante. Après quelques coups de téléphone depuis quelques épisodes, on peut enfin voir à quoi ressemble la femme de Cali. Une petite visite impromptue qui fera du bien au moral à n'en pas douter. Leur air de dégoût lorsqu'ils entrent dans les toilettes et que Tonray en sort est excellente. La femme de Cali attend un enfant. Un enfant qui risque de voir son père souvent absent à cause de son travail. Oui, il promet de ne plus rater une seule visite mais on sait pourtant que ce genre de promesses est vaine. Même s'il aimerait pouvoir la respecter, il y aura sans cesse des situations qui l'en empêcheront. Sa femme semble tout de même fort compréhensible à ce sujet. Un thème encore une fois classique mais ce n'est pas dérangeant. De toute manière, on n'aura pas le temps d'approfondir ce problème par la suite.
Sabian, quant à lui, continue de jouer au gros lourdeau de service. Du moins, c'est ce que l'on pourrait croire au premier abord. Avec ses "I want my son" incessants, il pourrait presque égaler Michael de Lost dans la "bouletitude". Pourtant, son discours est touchant et l'on sent que même si lui et son fils ont pas mal de différents, il l'aime et toute sa vie repose sur lui. Autre scène calme, Wolf et l'otage féminine (dont j'ai oublié le nom, désolé). Une scène qui n'apporte rien à l'intrigue mais qui permet de "dédurcir" le personnage de Wolf dont on sent l'affection pour cette femme. La fibre paternelle est vraiment mise en avant au cours de cet épisode. Après les échographies du fils de Cali, la volonté de Sabian de retourner dans la banque pour son fils, voilà que Cali fait venir le fils de Wolf afin de le bouleverser. Un fils en piteux état que ce soit au niveau de l'habillement ou de la santé, en témoignent les piqûres que l'on peut apercevoir sur ses bras. On imagine qu'il a dû sombrer après s'être retrouvé seul suite au décès de sa mère et au départ de son père en Irak. Difficile de voir ce que Cali espèrait tirer de leur rencontre. Sensibiliser Wolf et lui faire remettre en question ses actions sans doute. On ne comprend qu'à la fin qu'il a placé un micro dans la photo que le fils de Wolf donne à son père. Bien joué.
Le calme avant la tempête. Voilà ce que constituaient ces scènes. Les anciens équipiers de Wolf sont en train de mettre en place leur plan d'attaque et les otages murmurent de plus en plus entre eux afin de retourner la situation à leur avantage. Tout cela va éclater d'ici peu, c'est sûr. On se retrouve scotché devant son écran, n'attendant plus que ça. Une tension préalable à l'action excellente et très bien menée. Les otages se rebellent. D'un côté, Ashley fait jouer son charme pour emmener Pig dans une pièce isolée. Profitant de la perversité de Pig qui porte décidément bien son nom, elle lui propose de montrer chacun leur tatouage. Une manoeuvre ayant pour but de faire lâcher son arme à Pig. Et comme celui-ci est trop con (il le dit lui-même), il se fait avoir. De l'autre côté, un autre otage simule des problèmes intestinaux afin de se rendre aux toilettes. De là, il coupe l'électricité dans tout le bâtiment. Le moment idéal pour sauter sur les agresseurs et les désarmer. L'effet de surprise a marché. Bravo. Une joie de courte durée cependant car Ashley n'a pas de couille (oui, bon, ça, on le savait) et n'ose pas tirer sur Pig qui la désarme à son tour. Retournement de situation. Oui, c'est qu'il reste encore trois épisodes à remplir après celui-ci. Une scène très intense et rythmée.
Suite aux tambourinnements de Sabian à la porte de la banque, Wolf décidé finalement de relâcher son fils. Une décision qui peut surprendre mais qui a sans doute pour but de conforter le FBI dans l'idée que Wolf ne peut plus communiquer avec personne à l'extérieur. Et pourtant, grâce à un brouilleur de fréquences installé dans la planque du FBI, Wolf peut entrer en contact avec ses anciens équipiers. C'est maintenant à leur tour de passer à l'action.
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Au final, un épisode qui monte doucement en force et qui voit son intensité augmenter à chaque minute qui s'écoule. Toute cette tension préalable à l'action que l'on sent arriver est tout bonnement excellente et la rebellion des otages offre des scènes très rythmées et prenantes. On attend maintenant avec impatience de voir comment ses anciens équipiers vont faire sortir Wolf de là. Ca nous promet encore bien de l'action.
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mardi 28 août 2007
The Kill Point 1.04 Pro Patria
Douce musique d'ambiance pour accompagner les premières secondes de l'épisode. Un peu à la Lost. Une ambiance qui ne cadre pas trop avec celle que l'on attend de The Kill Point. Ayant encore en tête l'épisode précédent et son manque de rythme, la peur de voir la série retomber dans les mêmes travers est bien présente. Pourtant, il ne faudra pas attendre longtemps avant d'être rassuré. Un coup de feu. Un coup perdu. Non, ce n'est pas Ashley qui est touchée mais une autre jeune fille. Ce qui n'empêche pas Ashley de se faire remarquer en hurlant comme une furie. Panique. Hurlements. Confusion. Toujours dans son souci de préserver ses otages, Wolf réclame de suite à Cali une ambulance car la jeune fille est gravement touchée au visage. Non, Wolf n'est pas ici pour faire du mal aux gens mais pour faire passer un message. Un message de colère envers le gouvernement et cette satanée guerre en Irak. La question est maintenant de savoir : était-ce là la bonne manière de procéder ? Le doute est en tout cas présent et envahit l'esprit de Mouse. Après avoir fait tant de mal aux gens en Irak, est-ce la bonne solution d'en faire maintenant à ces pauvres innocents présents dans la banque? Oui, ce sont des pertes "utiles" dans le sens où elles servent une bonne cause selon eux. L'absence de tout dommage collatéral est quasi impossible dans ce genre de situation. Mais est-ce là bien nécessaire?
Cet incident incontrôlé change en tout cas la situation et la perception de Cali au sujet de Wolf. Ce manque de contrôle de Wolf, il ne peut l'accepter dans une situation aussi dramatique que celle-ci. D'autant plus que Rabbit commence à faire entendre sa voix et à discuter les choix de Wolf. Une possible anarchie naissante au sein même du groupe que Cali ne peut se permettre. La situation pourrait entraîner des dérapages. Des dérapages synonymes de victimes. C'est à lui qu'incombe le rôle de limiter celles-ci. Et c'est sur lui que tout retombera en cas de faux pas. Ile le sait. Changement de tactique dès lors. Cali décide de passer à l'offensive. De deux maux, on choisit le moindre.
Tout une équipe de SWAT se préparant à l'assaut, ça ne passe pas inaperçu. S'en étant aperçu, Wolf a tout intérêt à calmer le jeu et à éviter cet attaque. Une attaque qui ne ferait qu'induire des victimes et qui ne l'arrangerait en rien. Petite discussion en tête à tête avec Cali à l'extérieur. Le genre de scène qui nous avait manqué lors de l'épisode précédent. Heureusement, on a maintenant viré le FBI dont on entend même plus parler du tout. La négociation classique : pas d'attaque si tu relâches non pas un mais deux otages. Petit à petit, Cali continue son plan astucieux d'extraire les otages un à un en douceur. Une douceur un peu moins présente lors de sa discussion avec Wolf, celui-ci l'accusant d'être passé négociateur car il ne pouvait pas justifier certains de ses actes lorsqu'il était sur le terrain. On touche ici à un aspect dont j'avais parlé lors du pilote : Cali ne doit pas avoir un passé toujours clair. Celui-ci va-t-il refaire surface à un moment donné et avoir une influence ?
Wolf a donc tout intérêt à calmer les ardeurs de Cali et à faire durer les choses. Patienter jusqu'à une aide extérieure. Laquelle ? Deux options : celle de ses anciens coéquipiers ou celle de Beck. Ses anciens équipiers sont toujours en train de se mettre en place. C'est donc Beck qui fait jouer ses relations dans cet épisode. C'est fou comme avec de l'argent, on peut faire avancer les choses vite. Très vite. En très peu de temps, nous voilà avec un membre des SWAT qui trahit ses collègues. Une trahison qui n'a rien de révolutionnaire. Du déjà-vu mais c'est tout de même plaisant à suivre. J'ai vraiment cru que le traître allait se suicider lorsqu'il avait son flingue dans la bouche. Mais non, ils n'ont pas osé. Dommage. Il faudra en tout cas trouver un autre plan d'évasion pour Wolf.
Le sniper que Beck avait engagé lors de l'épisode précédent et qui s'était fait tuer par les anciens collègues de Wolf est retrouvé par les membres des SWAT. Un corps bien vite identifié et qui ne tarde pas à mettre la puce à l'oreille à Cali. Qui serait assez puissant et riche pour une telle action ? Beck bien évidemment. Et qui en sait sûrement plus qu'il ne le dit à ce propos ? Teddy Sabian bien sûr. Du coup, interrogatoire assez musclé. Enfin, musclé verbalement. Le coup du cocktail cubain était excellent bien que vraiment dégoûtant à imaginer. Pas aussi extrême qu'un Jack Bauer dans ses méthodes le Cali. Pourtant, après avoir tenu, Sabian avoue finalement qu'il a mis Wolf en contact avec Beck. Sabian me fait un peu penser au gros peureux dans Jurassic Park. Enfin soit, ce n'est pas le sujet.
Une première défaite pour Wolf. Un échec que Cali va lui laisser le temps de ressasser. Un Cali qui sera plus libre que jamais à présent. Après s'être débarassé du FBI, voilà que son chef doit quitter le terrain pour s'occuper de l'arrestation de Beck. Car oui, Beck va voir à quoi ressemble les murs d'une prison. Normal après avoir agi comme cela dans le dos de la police.
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Au final, un épisode qui retrouve l'intensité du pilote. Ouf. Pas un instant de répit et on ne s'ennuie à aucun moment. Une intrigue toujours aussi efficace même si loin d'être revolutionnaire et follement originale. On retrouve la confrontation Cali/Wolf qui manquait tant dans l'épisode précédent et qui est l'un des attraits de la série. Après deux épisodes de repérage, les anciens coéquipiers de Wolf ont enfin trouvé le moyen de passer à l'action. Quel est-il ? Vivement l'épisode suivant !
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vendredi 24 août 2007
The Kill Point 1.03 No meringue
Après un premier épisode loin d'être révolutionnaire mais pourtant efficace, j'avoue avoir eu un peu plus de mal avec cet épisode. Tout du moins, dans la première partie de celui-ci. Explications.
Ca y est, comme prévu, le FBI prend les rennes de la situation et vient foutre la merde. La nouvelle personne en charge des négociations avec Wolf n'est autre qu'une femme, Ash. Une femme qui a de curieux airs de ressemblance avec Mischa Barton. Impossible de ne pas penser à elle quand on la voit. Ce n'est pas pour me déplaire. Pourtant, malgré sa plastique loin d'être repoussante, Cali ne peut pas la supporter. Et on le comprend bien quand on voit de quelle manière elle dirige les opérations. A croire qu'on la mise là pour nous faire défiler le festival des mauvaises idées. Ah non, c'est vrai, ce sont encore des magouilles dans les hautes sphères de la société qui ont fait qu'elle se trouve à cette place. Elle est quand même fort naïve de croire qu'elle peut donner des ordres à Wolf sans plus écouter ce qu'il dit ou désire en contrepartie. Le coup du bruit et du climatiseur n'avait aucun sens vu que ces hommes ont survécu à bien pire que ça en Irak comme le dit si bien Cali. Remarquez, à ce moment là, ce sont les otages que je plaignais car ça devait être pénible pour eux. Heureusement, Ash abandonne bien vite cette idée après les coups de téléphone de Wolf qui étaient à mourir de rire.
Connie. Le sosie de Miranda Bailey comme je le disais dans la review du pilote. Pas uniquement physiquement mais également dans son franc-parler. J'ai adoré la scène où elle parle d'Ash "Elle a un cul de mec. Ma main à couper qu'elle était à un jet de foutre d'être un mec. Dieu hésitait quand il l'a faite. Pile ou face...Et au dernier moment il s'est dit "Non, filez-lui des seins, on a fait trop de garçons aujourd'hui"". On ne la voit pas dans beaucoup de scènes mais chacune de ses apparitions est un plaisir. Elle est également là pour modérer la fougue de Cali quand c'est nécessaire même si elle a tout autant envie que lui de botter les fesses des gens du FBI.
A côté de toute la partie qui a pour but de nous montrer l'incompétence du FBI, on a la partie réellement intéressante de l'épisode à savoir les différens camps qui se mettent en place. D'un côté, les autres membres de l'unité de Wolf qui repèrent le terrain et de l'autre, Beck qui envoie un homme pour "sniper" Wolf. Malheureusement, celui-ci se fait repérer à la dernière minute par les hommes de Wolf. On a mal pour lui lorsqu'il se fait briser la nuque. Beck a voulu jouer avec le feu et il fait beaucoup moins le malin maintenant, se confondant en excuses devant Wolf. Beck reste quand même un inconscient qui ne pense qu'à ses intérêts personnels. De par son attitude égoïste, il met la vie de tous les autres otages en danger. Je pense qu'il va maintenant lui obéir aveuglément, il aurait trop peur de prendre des risques supplémentaires. Il sera donc intéressant de voir de quelle manière il pourra venir en aide à Wolf.
Wolf continue d'avoir un comportement qu'il n'est pas toujours facile de comprendre. Difficile de savoir s'il est réellement méchant ou s'il fait plutôt partie du clan des gentils même si je ne vois pas ce qui pourrait pardonner tous les actes qu'il est en train de commettre pour le moment. Toute la partie concernant le gâteau d'anniversaire était assez anecdotique mais permet encore une fois de faire passer Wolf pour quelqu'un d'humain. Mais je ne comprends pas bien où il veut en venir à chaque fois libérer un otage. Ce n'est pas dans son intérêt. Evidemment, il a un plan en tête et sait qu'il peut dorénavant compter à l'extérieur sur ses anciens compagnons et sur le soutien de Beck.
Rien d'intéressant à se mettre sous la dent à l'intérieur de la banque mis à part le cliff de fin. Une balle s'échappe du fusil d'un des hommes de Wolf. Qui est touché ? Je parierais bien sur Ashley. L'avenir nous le dira.
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Au final, un épisode qui manque de rythme, surtout dans sa première moitié. On s'intéresse principalement à la passation de pouvoir Cali/Ash et ça manque un peu d'action et de suspense. Heureusement, je pense que l'on peut dire bye bye au FBI maintenant. Peu d'événements intéressants dans la banque également et on ressent moins cette tension qui était présente lors du pilote. Du côté des hommes de Wolf à l'extérieur,ça se met en place doucement. Un épisode de transtion donc. Espérons que la suite retrouvera l'intensité du pilote.
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jeudi 9 août 2007
The Kill Point : 1.01 & 1.02 Who is afraid of Mr Wolf ?
Tout comme cette très chère Star Academy qui va très prochainement revenir hanter les chaumières belges et françaises, je me lance à la découverte de nouveaux talents. Je suis un peu le Nikos Aliagas des séries. En moins poilu. Il etait important de le préciser. Et quoi de mieux pour cela que la période estivale qui voit fleurir de nombreuses séries de qualité sur les chaînes cablées américaines ? Rien. Celles-ci profitent du répit laissé par les grandes chaînes américaines de juin à septembre. Les petites fûtées.
La découverte du jour se nomme "The Kill Point" et est diffusée sur la chaîne câblée Spike TV. Pas de risque de traîner en longueur ici, il s'agit d'une mini-série de 8 épisodes. Pas un de moins, pas un de plus. Un long film d'environ 6h en gros. Je ne suis d'habitude pas très enthousiaste à l'idée de savoir qu'il y aura si peu d'épisodes mais il suffit de se mettre dans cet état d'esprit avant de commencer. L'avantage de ce format ? Une série rythmée qui sort des sentiers battus. Le désavantage ? Les adieux aux personnages arriveront très vite...trop vite ?
The Kill Point, de par son concept, ne pourrait pas tenir davantage que 8 épisodes sans lasser le téléspectateur et tourner en rond. Son concept ? Un groupe de 6 hommes ayant combattu en Irak dans la même unité de l'armée américaine braquent une banque. Ceci constitue d'ailleurs la scène d'entrée du pilote. Oui, on plonge directement dans le vif du sujet et ça fait plaisir. Pas de round d'observation, pas de présentations. De l'action. Pure et dure. Dès le début. Plus d'action que prévu d'ailleurs. Le braquage dégènère. Une femme dégaine son arme pour empêcher les malfrats de prendre la fuite. Du coup, ça tire dans tous les sens car les flics sont arrivés sur place entre-temps. Un tir touche la femme à la jambe. Les 6 hommes, eux, n'ont d'autre alternative que de se replier dans la banque. Les 6 hommes ? Pas vraiment car l'un d'entre eux, Deke, arrive à s'échapper, profitant de la confusion. Une fuite un peu miraculeuse j'ai trouvé, il arrive à s'enfuir et à courir à travers tout sans être touché par une balle ni être poursuivi. Etrange. Soit. Gageons que le fait d'avoir un allié à l'extérieur apportera du dynamisme à l'intrigue.
On se retrouve donc avec nos 5 hommes barricadés dans la banque. Une banque qui contient environ une dizaine de personnes, clients ou employés. Enfin, leur statut a changé. Ils sont désormais tous pareils, de simples otages. Une expérience qui doit être extrêmement traumatisante et qui laissera des traces dans les esprits de chacun. Comme quoi, une journée banale peut très vite dégénérer si l'on se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. A l'extérieur, les SWAT (Special Weapons And Tactics, en gros l'unité de la police prenant en charge les opérations dangereuses) sont sur place. Parmi eux, Connie, une femme noire qui ressemble à s'y méprendre à Miranda Bailey de Grey's Anatomy. Si elle possède les mêmes talents de chirurgien, ça pourra peut-être être utile pour la suite. Et puis, on a celui qui incarne un peu le personnage principal, Cali. Il s'agit d'un négociateur connu pour ses très bons résultats. Treize négociations sans aucune victime. De par la manière dont il est introduit lors des premières minutes, j'ai cru qu'il allait être le flic casse-cou, ayant des problèmes dans sa vie personnelles et arrivant à des résultats par des moyens peu conventionnels et recommendables. Un peu à la Jack Bauer. Mais ce n'est pas le cas. Au contraire, il s'avère être quelqu'un de très réflèchi. Une qualité indispensable pour occuper cette fonction à haute responsabilité. Voilà, le décor est planté. Un décor pas très original, vous en conviendrez. Un braquage de banque et une prise d'otage, c'est du vu et revu. Mais tout dépend de la manière dont c'est traité.
Selon moi, la série est intéressante pour les 3 aspects suivants : le fait que les braqueurs soient des anciens militaires, la confrontation Cali/Wolf et la présence de complices à l'extérieur. Passons en revue chacun d'eux.
Tout d'abord, le passé des 6 hommes. Le fait que ce soit d'anciens militaires apporte une dimension supplémentaire. Ils ont une énorme expérience du combat et du champ de bataille, ils connaissent les méthodes qui vont être employées pour tenter de les sortir de là, ils sont très soudés entre eux et personne ne laissera jamais tomber un de ses coéquipiers, ils ont une volonté de fer et ne cèderont jamais. La grosse interrogation est "Mais pourquoi font-ils cela ?". Car oui, ce sont des hommes honorables vu qu'ils ont combattu pour leur pays. Ils ne sont d'ailleurs pas là pour blesser qui que ce soit et on peut voir combien ça les affecte à chaque fois que quelqu'un est mal en point ou meurt. A ce propos, âmes sensibles s'abstenir lorsqu'ils enfoncent un bic dans la trachée de la femme blessée pour l'aider à respirer. Pas facile de garder les yeux ouverts. Des morts, ils en ont vu assez durant toute la durée de la guerre. Leur but n'est pas encore très clair mais je pense qu'ils sont simplement là pour faire passer un message. Un message au gouvernement. La série en profite pour glisser subtilement une critique à tous ceux qui étaient pour cette guerre en Irak. Le monologue de Wolf à l'extérieur est magistralement tourné de manière à se faire passer pour un martyr et pour que la population prenne parti pour lui. Wolf a été condamné à un an de prison et privé de pension et d'assurance maladie car il aurait désobéi aux ordres. Le hic, c'est que cette désobéissance était tout à fait justifiée et a permis de sauver des hommes. On peut donc comprendre sa rancoeur car il n'a rien eu en retour de son dévouement. Notons que c'est assez marrant de voir les 5 hommes s'appeler par des noms de code qui sont des noms d'animaux. Surtout que ceux-ci ne sont pas anodins. Il suffit de voir Pig qui s'organise une petite séance de déshabillage avec la très jolie Ashley.
Deuxième aspect intéressant, la confrontation Cali/Wolf. Même si quelques scènes prouvent le contraire avec notamment de belles fusillades, la série ne se veut pas être une série d'action. Non. C'est une véritable guerre psychologique qui s'installe entre les 5 hommes et la police. Plus particulièrement entre Wolf et Cali. Et c'est là tout l'attrait de la situation. Chacun installe ses pions et met en place sa stratégie comme s'il s'agissait d'une partie d'échec. Aucun mouvement n'est fait au hasard mais toujours pour préparer le terrain pour des actions ultérieures. C'est à celui qui craquera le premier et il y a une véritable tension qui s'installe. Cali tente de récupérer les otages un à un de manière à déprécier la monnaie d'échange de Wolf. Une approche tout en finesse qui est nécessaire. Passer à l'action est inutile. L'unique tentative l'a bel et bien démontré. Une tentative qui a été imposée par le supérieur de Wolf. Car oui, comme partout, il y a toujours un chef qui fait chier, qui se croit supérieur à tout le monde et qui impose sa vision des choses. Les dialogues Cali/Wolf sont intéressants dans le sens où on se demande toujours quelle nouvelle stratégie ils vont inventer. En témoigne le bras de fer en ce qui concerne la remise de l'électricité, très prenant même si on se doutait que Cali n'allait pas laisser un otage être tué. Un peu moins téméraire que Jack Bauer le Cali ?
Dernier point que j'aimerais aborder, la présence de complices à l'extérieur. La fin de l'épisode m'a en effet vraiment plu car elle ouvre de nouvelles perspectives. Sans élément nouveau, il est évident que l'on s'ennuierait même s'il n'y a que 8 épisodes. Comme on pouvait s'en douter, Deke ne va pas laisser tomber ses copains. Mais seul, il n'arriverait pas à grand chose. C'est pourquoi il est parti rechercher des anciens collègues toujours de la meme unité. Et croyez-moi, ça a l'air d'être des durs à cuire. Je suis vraiment curieux de voir de quelle manière ils vont s'y prendre pour venir en aide à leurs complices. Autre élément que j'ai vraiment apprécié aussi : l'implication de Alan Beck. Qui est-ce ? Un grand magnat de l'immobilier qui a sa fille, Ashley, enfermée dans la banque. Oui, comme beaucoup de personnes de sa catégorie, monsieur pense que la vie de sa fille vaut plus que celle des autres. Dès lors, il tente de convaincre Cali de la sauver en premier. Evidemment, Cali ne se laisse pas faire. C'est qu'il est intègre le petit. Du coup, Beck fait jouer son argent. Et le pire, c'est qu'il parvient à foutre la merde en rétrogradant Cali soi-disant car celui-ci a cédé à un ultimatum de l'ennemi. Dingue quand même de penser que Cali aurait dû laisser mourir une personne. Vraiment débile et j'étais énervé pour lui. Alors oui, Beck est le genre de personne insupportable mais j'aime beaucoup son rôle et encore plus à la fin avec le mot que lui adresse Wolf. Je me demande où cela va mener... Notons que c'est Tobin Bell qui interprète le rôle de Beck. Il me semblait bien l'avoir déjà vu et en effet, il a joué dans les derniers épisodes de la saison 2 de 24.
En bonus, le lien pour voir le trailer afin que vous visualisiez un peu l'ambiance de la série :
http://www.youtube.com/watch?v=KH_YQIBJ7F4
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Au final, un double épisode pilote qui est très agréable à suivre. On entre tout de suite dans le vif du sujet et toute la tension dûe à la guerre psychologique que se livrent les deux camps permet de ne jamais s'ennuyer.Ceux qui recherchent une véritable série d'action peuvent passer leur chemin. Tout l'attrait de la série est dans l'ambiance, la tension, le suspense, les complots et les négociations. Une véritable partie d'échec. C'est tout cela qui fait le charme de la série car le sujet, un braquage de banque et une prise en otage, est loin d'être original et certaines situations sentent le déjà-vu. Avec seulement 8 épisodes, j'ai bon espoir que la série garde un bon rythme jusqu'à sa conclusion.
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